Qui suis-je ?

Je m'appelle Benjamin. Je suis thérapeute existentiel, praticien en Sophiathérapie, formateur, DSI d'une fondation, et — c'est écrit noir sur blanc dans un manuscrit qui attend encore d'être publié — quelqu'un qui a eu la mauvaise surprise de se retrouver, une nuit, entre la vie et la mort. Je n'ai jamais réussi à me définir avec une seule étiquette, et avec le temps, j'ai fini par trouver ça plutôt sain : une personne est toujours plus vaste que son métier. La mienne, en plus, a un peu trop de métiers.
Longtemps, j'ai cherché à comprendre l'humain
Comment fonctionnons-nous ? Pourquoi savons-nous parfois exactement ce que nous devrions faire — et faisons-nous l'inverse ? Ces questions m'ont conduit vers l'hypnose, puis la PNL, les thérapies brèves, le systémique, le coaching, la sophrologie, le travail symbolique, l'IFS, la philosophie, les états élargis de conscience, puis la Sophiathérapie. Et finalement vers une conclusion assez simple : l'être humain est beaucoup trop complexe pour tenir dans une seule méthode.
Une nuit qui a tout changé
J'avais mon cabinet en Normandie. Une vie que j'aimais, un travail qui avait du sens, une famille. Et puis, un soir, un mal de tête d'une violence que je n'avais jamais connue. Le genre de douleur qui efface tout le reste. Il a fallu une nuit entière et une erreur d'aiguillage médical avant qu'on découvre ce qui se passait réellement : une rupture d'anévrisme cérébral. Mon cerveau baignait dans le sang. Il fallait m'opérer en urgence.
Je me souviens très précisément d'un moment, sur la table d'opération, juste avant l'anesthésie : je n'avais pas pu dire au revoir à ma femme Jody ni à notre fils. Si les choses tournaient mal, c'est cette absence de « au revoir » qui allait rester. C'est étrange, ce à quoi on pense vraiment quand on croit que c'est peut-être la dernière pensée qu'on aura.
Je me suis réveillé. Dans quel état, je ne le savais pas encore : confus, incapable de trouver mes mots, enfermé dans ma propre tête pendant que ma famille essayait de me parler. Le chemin de récupération a été long — des semaines, puis des mois, à réapprendre des choses aussi simples que suivre les règles d'un jeu de société avec mon fils.
Je ne raconte pas cette nuit-là pour vous impressionner ni pour m'apitoyer. Je la raconte parce que c'est de là que vient tout le reste — le livre Human Lab, ce site, la question qui semble hanter tout ce que je fais depuis : qu'est-ce que j'attends pour vivre vraiment ? Je n'ai pas fini d'y répondre. Je ne suis même pas sûr qu'on doive un jour finir d'y répondre. Mais je sais que je ne pose plus cette question comme une jolie phrase à mettre sur un site. Je la pose parce qu'une nuit, la réponse a failli ne plus me concerner du tout.
Une autre vie, en parallèle : entreprendre et diriger
Il y a un pan entier de mon parcours qui n'a rien à voir, sur le papier, avec la thérapie — et qui a pourtant façonné ma manière d'accompagner autant que mes formations cliniques. J'ai créé une entreprise de services numériques, puis une société de développement logiciel. J'ai développé un réseau de distribution. J'ai fait du consulting pour des organisations très différentes les unes des autres —le détail est sur mon profil LinkedIn.
J'ai aussi été salarié, avec des responsabilités de direction : directeur dans un groupement de plusieurs cliniques, où j'ai appris la qualité, le biomédical, la technique, le bâtiment — bien plus que la seule informatique. Et je suis aujourd'hui directeur des systèmes d'information et de l'organisation d'une fondation.
J'ai aussi travaillé dans des secteurs qui n'ont presque rien en commun : le nucléaire, la pétrochimie, la banque, la santé. Ce n'est pas anodin — chacun a son rapport au risque, à l'erreur, à la hiérarchie, au temps. On ne parle pas de la même façon à une équipe qui gère une astreinte de sûreté qu'à une direction commerciale ou à un service de soins.
Ce que ce grand écart m'a appris, très concrètement : je comprends le business, les systèmes d'information, les dynamiques humaines dans une organisation, et la réalité d'une entreprise — d'une TPE de trois personnes à un groupe de plusieurs milliers de salariés. Ce n'est pas un détail biographique. C'est une part entière de ce que j'apporte en séance comme encoaching : je ne découvre pas le monde de l'entreprise en écoutant quelqu'un en parler, je l'ai vécu de plusieurs côtés à la fois — et j'ai les pieds suffisamment sur terre pour savoir ce qu'une décision coûte réellement.
Il y a une conséquence à laquelle je tiens, plus concrète encore : je sais parler à tout le monde dans une organisation. Au technicien qui répare, à celui qui exécute et connaît le terrain mieux que personne, au manager pris entre deux feux, au cadre qui décide sur des chiffres, au directeur général qui porte la solitude du sens. Ce ne sont pas les mêmes langages, ni les mêmes tensions — et j'ai occupé assez de ces places pour ne pas avoir à les deviner.
Un nouveau chapitre : Strasbourg
J'ai d'abord été très « technique » — jusqu'à devenir enseignant enhypnose et en PNL, puis à créer mon propre centre de formation en Normandie, où je coanimais aussi, avec Jody, ma femme, un lieu de répit pour aidants et aidés.
Puis le Covid est arrivé, et le centre a fermé. Je précise pourquoi, parce que la version courte laisse imaginer un échec : ce n'en était pas un. Les gens n'avaient tout simplement plus le temps de penser à eux-mêmes. Ils étaient en mode survie — et quand on est en survie, on ne s'inscrit pas à une formation sur la conscience. Nous avons donc fait ce choix consciemment, en sachant que je reprendrais quelques années plus tard, autrement. C'est exactement ce qui se passe aujourd'hui avecVivre-Soi.
Je suis parti vivre à Strasbourg et j'ai repris une activité salariée dans un domaine, sur le papier, assez éloigné de la thérapie : le numérique, l'organisation, le management, puisl'intelligence artificielle— je suis aujourd'hui directeur des systèmes d'information et de l'organisation d'une fondation. Avec le recul, cette rupture a été extrêmement intéressante : je suis sorti de la bulle thérapeutique et j'ai retrouvé le monde du travail, ses contraintes, ses décisions, ses responsabilités. C'est ce qui nourrit aujourd'hui tout ce que je propose auxprofessionnels et aux entreprises.
Je n'ai plus envie d'être « thérapeute à plein temps »
J'ai déjà connu une période où l'accompagnement représentait l'essentiel de mon activité, et je n'ai pas envie d'y retourner — pas parce que je n'aime plus accompagner, mais parce que j'aime trop d'autres choses : penser les organisations, la technologie, l'intelligence artificielle, transmettre, écrire, apprendre. C'est notamment pour cela que je limite volontairement ma pratique à 9 créneaux individuels par semaine. Ce n'est pas une technique marketing ni de la rareté artificielle : c'est ma manière de protéger ce qui compte le plus à mes yeux — arriver devant quelqu'un avec encore de la disponibilité, de la curiosité et l'envie d'être là.
Il y a quelque chose d'assez drôle, d'ailleurs, dans le fait de passer mes journées à sécuriser des systèmes d'information et à gérer des crises cyber, et mes soirées à explorer des états de conscience élargie avec des gens qui essaient de comprendre le sens de leur vie. Si les deux arrivent à cohabiter dans une seule tête sans qu'elle explose, je me dis que la vôtre a sans doute de la place pour plus de contradictions que vous ne le pensez.
Pourquoi je parle autant d'intelligence artificielle
Je pourrais faire comme si mes deux vies professionnelles n'avaient rien à voir. Je préfère l'inverse. Le numérique et l'intelligence artificielle sont devenus une partie tellement centrale de la façon dont on vit, travaille et même se pense aujourd'hui, que les ignorer dans un travail sur soi me semble aussi absurde que de faire une thérapie en ignorant le corps. Je ne suis pas de ceux qui pensent que l'IA va remplacer la profondeur humaine — je pense plutôt qu'utilisée avec un cadre clair, elle peut devenir un très bon outil de réflexion partagée, à condition qu'elle reste exactement ça : un outil, jamais une autorité. C'est une conviction que je retrouve aussi bien dans mon travail de DSI que dans certains outils que je propose parfois en séance (j'y reviens dans Mon approche). Tout est de plus en plus algorithme et numérique autour de nous. La vraie question n'est pas de le refuser — c'est de garder l'humain fermement au centre de la manière dont on s'en sert. C'est aussi ce que j'accompagne côté organisations :conseil IA & organisation.
Je suis plus intéressé par les questions que par les certitudes
Aujourd'hui, je préfère croiser les regards — psychologique, existentialiste, cognitif, systémique, symbolique, neurobiologique, spirituel, transpersonnel — plutôt que de tout mélanger. Je suis aussi profondément attaché à l'expérience : on peut comprendre énormément de choses intellectuellement et continuer à vivre exactement de la même façon. C'est l'une des raisons pour lesquelles les états de conscience m'intéressent autant. Mais je ne suis pas intéressé par l'idée de collectionner les expériences extraordinaires — la question qui m'intéresse est : qu'est-ce que ça change après ?
Je ne suis pas très à l'aise avec les gourous
Ni avec ceux qui en ont besoin. Je me méfie des méthodes universelles, des thérapeutes qui savent mieux que leurs clients ce qu'ils devraient faire de leur vie, des certitudes qui ne se sont jamais fait contredire par le réel. Si un jour vous me sentez parler comme quelqu'un qui détient la vérité sur votre existence, dites-le-moi : ce sera le signe que j'ai un problème, pas vous.
Je ne crois pas non plus que le thérapeute doive disparaître derrière son fauteuil. Je suis une personne, vous aussi. Alors oui, je peux rire pendant une séance, être touché, admettre que je me suis trompé. Je ne cherche pas à jouer au « thérapeute parfait ». Je cherche une relation professionnelle suffisamment solide pour rester vraie. C'est ce que j'appelle parfois une relation « entre amis ».
Et Vivre-Soi dans tout ça ?
Vivre-Soi est probablement l'endroit où toutes ces parties finissent par se rencontrer : l'accompagnement, la psychologie, la philosophie, les états de conscience, la transmission, le management, l'intelligence artificielle. Une conviction commune les traverse toutes : comprendre quelque chose n'a de valeur que si cela nous aide à vivre.
Découvrir Vivre-Soi →Un petit rituel
Avant de commencer, je propose presque toujours quelque chose à boire — un café, un thé, de l'eau fraîche selon la saison. Ce n'est pas un détail anodin : c'est ma façon de rappeler, dès la première minute, qu'on n'est pas dans un cabinet froid. On est deux personnes qui vont passer du temps ensemble.
Pour être tout à fait clair : je ne suis ni psychologue, ni psychiatre, ni médecin, et je n'utilise pas le titre réglementé de psychothérapeute. Je suis praticien de l'accompagnement, formé à de nombreuses approches, actuellement en formation en Sophiathérapie. Quand une situation dépasse mon champ de compétence, je vous oriente vers le bon professionnel.Comprendre les différences entre psy.
On fait connaissance ?
Premier échange gratuit et sans engagement, en visioconférence. Pas pour commencer immédiatement une thérapie — simplement pour se rencontrer.
20 à 30 min • gratuit • en visio • sans engagement
Voir mon parcours et mes formations·Découvrir ma façon d'accompagner