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Vivre-Soi

Travailler avec les états de conscience

Nous essayons généralement de résoudre nos problèmes depuis le même état de conscience qui les observe tous les jours. Les états élargis permettent temporairement de modifier l'attention, la perception du temps, le rapport au corps, l'accès aux émotions. Je ne cherche pas les états les plus forts : une expérience intense n'est pas nécessairement une expérience utile. Nous n'avons aucune obligation d'aller loin pour aller profond.

Cette page décrit comment je m'en sers en séance. Sur ce que ces états sont vraiment, comment les reconnaître et pourquoi tout le monde peut y accéder,voir la page de référence.

Une échelle, pas une frontière

Il n'y a pas d'un côté la conscience « normale » et de l'autre les états modifiés. Il y a un continuum, que vous parcourez déjà tous les jours sans y penser.

  1. 1

    Ordinaire

    L'état de veille habituel : celui qui commente, planifie, compare. Celui depuis lequel on essaie, en général, de résoudre ses problèmes.

  2. 2

    Focalisé

    L'attention se resserre sur une seule chose. Un livre qui absorbe, une conversation qui compte, une tâche qui fait oublier l'heure.

  3. 3

    Élargi

    Le rapport au temps, au corps et aux émotions se modifie. C'est le territoire de l'hypnose, de la méditation, de l'hypnagogie.

  4. 4

    Profond

    L'accès à des matériaux plus anciens ou plus enfouis devient possible. Le cadre et l'accompagnement comptent nettement plus.

  5. 5

    Holotropique

    Du grec « qui se dirige vers la totalité ». Les frontières habituelles du moi s'estompent. Cadre rigoureux indispensable, avant comme après.

Plus on descend cette échelle, plus les niveaux profonds de la psyché deviennent accessibles — et plus le cadre et l'intégration comptent. C'est exactement ce que décrit le schéma d'accès du modèle :voir quelle méthode ouvre quel niveau →

Sur ce que ces états sont réellement — et sur le fait que ce n'est jamais le praticien qui vous y met —la page dédiée l'explique en détail. Pour les états les plus profonds, atteints par la respiration,c'est ici.

Ce n'est pas la technique qui compte

L'exploration de la conscience est ma passion autant que le socle de mon travail. Je me définis volontiers comme psychonaute — quelqu'un qui explore volontairement les différents états et fonctionnements de sa propre conscience. Ces portes, je les connais pour les avoir traversées moi-même, longuement, avant de proposer à quiconque de s'y aventurer.

Mais je voudrais être très clair sur un point, parce qu'il détermine tout le reste :n'importe qui peut faire de l'hypnose. Ce n'est pas difficile — j'anime d'ailleurs des ateliers où l'on apprend l'auto-hypnose en quelques heures. La technique s'acquiert.

Ce qui compte, c'est ce qu'on en fait. Un état de conscience n'a aucune valeur en lui-même : il n'ouvre une porte que si quelqu'un sait quoi faire de ce qui se trouve derrière. C'est là que l'approche prend le relais de l'outil — intégrativepour relier ce qui apparaît au reste de votre expérience,existentiellepour en faire quelque chose dans votre vie plutôt qu'un beau souvenir.

Les états de conscience sont des portes. Ils ne sont pas la destination.

Les portes que j'utilise

Parlons outils, maintenant. Chacun ouvre quelque chose de différent, et aucun n'est supérieur aux autres.

L'hypnose

Le classique, dont une bonne partie des autres méthodes s'inspire — y compris quand elles préfèrent ne pas le dire. C'est une pratique éprouvée, facile d'accès, et bien plus banale qu'on ne l'imagine : vous traversez des états hypnotiques plusieurs fois par jour sans les nommer.

Elle sert à modifier l'attention, à explorer autrement une émotion, une représentation ou une partie de soi. Rien de spectaculaire n'est nécessaire pour que ce soit utile.

L'hypnose telle que je la pratique, à Strasbourg et en visio →

La méditation et l'hypnagogie

L'hypnagogie, c'est cet entre-deux juste avant l'endormissement, quand les pensées deviennent des images sans qu'on l'ait décidé. Un territoire très riche, et particulièrement fécond pour le travail symbolique.

J'utilise parfois un système de lumière hypnagogique pour rendre l'accès à ces états plus simple et plus rapide — un dispositif de stimulation lumineuse, les yeux fermés, qui favorise l'apparition de ces images. Rien de magique : cela aide simplement le cerveau à basculer plus facilement là où il va déjà spontanément chaque soir.Le dispositif que j'utilise →

L'IFS (Internal Family Systems)

L'idée de départ : nous ne sommes pas d'un seul bloc. Plusieurs parts coexistent en nous, veulent parfois des choses contradictoires, et chacune a une intention positive — même celle qui vous épuise. On ne cherche donc pas à les éliminer, mais à comprendre ce qu'elles protègent.

Et puis vient la question qui rend cette approche vertigineuse, et qui est peut-être la plus intéressante de tout ce champ : quand on commence à dialoguer avec des parties de soi-même, qui est en train d'observer ? Ce quelque chose qui reste calme pendant que les parts s'agitent, l'IFS l'appelle le Self. C'est là que le travail devient réellement transformateur — et c'est aussi le centre du modèle de la psyché en mouvement.

Le symbolique

Tout est symbolique, en réalité — bien au-delà des rêves. L'art, la publicité, les récits que nous consommons : tout cela parle à l'inconscient sans passer par le raisonnement. Une suggestion hypnotique est du symbolique. Le signe de l'infini est un symbole. Et chaque symbole résonne différemment selon la personne qui le rencontre.

C'est précisément ce qui m'intéresse ici : je ne vais pas vous traduire vos symboles. Je n'ai aucun dictionnaire, et méfiez-vous de ceux qui en ont un. Ce que je propose, c'est de vous accompagner à aller à leur rencontre — le sens vous appartient.

Les états atteints par voie holotropique

Les états les plus profonds de l'échelle, atteints par la respiration — sans aucune substance, dans un cadre légal. Ils demandent une préparation, une présence continue pendant l'expérience, et un travail d'intégration après coup qui s'étale parfois sur plusieurs semaines.

Ce n'est ni le cœur ni le symbole de ce que je propose : c'est une porte parmi d'autres, que je ne cache pas mais que je ne mets pas non plus en avant.La page dédiée détaille le cadre →

Le biofeedback

Certaines personnes ont besoin de rendre ces états concrets — de les voir, de les mesurer, plutôt que d'avoir à me croire sur parole. Je peux alors utiliser des appareils de biofeedback qui affichent en direct des paramètres physiologiques : cohérence cardiaque, tension musculaire, conductance de la peau.

L'intérêt n'est pas la mesure en soi, mais la boucle : vous voyez votre organisme réagir, vous apprenez à agir dessus, et vous constatez que ça marche. Pour un esprit rationnel qui doute d'être « réceptif », c'est souvent la porte d'entrée la plus convaincante.Les dispositifs que j'utilise →

Comment choisir, concrètement ?

Face à un psychiatre, un psychologue, un hypnothérapeute, un sophrologue, une approche holotropique (respiration holotropique, rebirth, breathwork) ou même des pratiques plus ésotériques, on ne sait souvent pas par où commencer. J'ai écrit une page entière pour vous aider à vous y retrouver, avec les statuts légaux de chacun et des repères concrets pour choisir.Voir la page « S'y retrouver » →

Et si la question porte sur ce que nous ferions ensemble : elle ne se tranche pas à l'avance. On choisit la porte en fonction de ce qui se présente, pas d'un programme décidé avant de vous avoir rencontré.

On fait connaissance ?

Premier échange gratuit et sans engagement, en visioconférence. Pas pour commencer immédiatement une thérapie — simplement pour se rencontrer.

20 à 30 min • gratuit • en visio • sans engagement

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